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Il était une fois le CNRS

Retrouvez toutes les deux semaines, les anecdotes, rédigées par Artips, sur l’histoire du CNRS.

 

Un sou est un sou

… la recherche avait parfois de drôles de ressources

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<i>Un sou est un sou</i>

Il était une fois le CNRS

Un sou est un sou

… la recherche avait parfois de drôles de ressources

Le seul intérêt de l’argent est son emploi

Benjamin Franklin

Juillet 1925. L’Assemblée nationale vote la création de la taxe d’apprentissage. Le mathématicien Émile Borel, député de l’Aveyron, ajoute un amendement qui va tout changer pour la recherche scientifique en France !

Jusque là, la recherche était financée au petit bonheur, soit par des fondations privées, soit par des concours d’inventeurs. Au début du siècle, on a exploré des pistes de financement assez inattendues : prendre de l’argent sur le “pari mutuel”, c’est-à-dire les mises aux courses de chevaux (l’ancêtre du PMU !) ou encore sur les entrées au Salon des arts ménagers…

Avec son amendement, Émile Borel crée pour la première fois en France un financement pérenne de la recherche scientifique. Le principe ? Une partie de l’argent perçu par la taxe d’apprentissage (5 centimes, soit, selon l’appellation de l’époque, un sou) est affecté au financement de la recherche scientifique. On appelle alors cette taxe le “Sou Borel” ou “ Sou des laboratoires”.

C’est un grand pas vers la naissance d’une vraie politique nationale de recherche, qui aboutira à la création du CNRS en 1939. Entre-temps, on tâtonnera encore un peu : en 1930, la Caisse nationale des Sciences est financée par une partie du budget de la ligne Maginot !

Texte rédigé par Artips

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